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Concours-Exposition 2019

« Plantes des dieux, plantes des démons » de Jacques Fleurentin, illustré de 16 lithographies hors texte de Patrice Vermeille.
Edition : Compagnie des Pharmaciens Bibliophiles (Fac-simile de l’édition du 6 mai 2016, achevé d’imprimer en mai 2018).
lithographie PVermeille

Plante des dieux, plantes des démons

Pour découvrir ce livre, citons l’article paru sur le site www.lasemaine.fr (La rédaction de LA SEMAINE • La rédaction • 01/09/2016)

« Comment comprendre [le] titre ?

Il fait allusion aux deux « versants » qu’une plante peut avoir selon qu’elle est utilisée à l’état naturel ou transformée par l’homme. Des plantes hallucinogènes comme l’ayahuasca en Amazonie, des cactus, comme le peyotl ou des champignons d’Amérique Centrale s’intègrent à la culture locale, soignent les gens, donnent un sentiment de transcendance et rapprochent du divin (on les appelle plantes enthéogènes). La feuille de coca mastiquée par les indiens ou les feuilles de qât mâchées par les Yéménites stimulent le corps et l’esprit. Ce sont les Plantes des Dieux. Quand les substances de ces plantes sont extraites, modifiées et prises à l’état pur en dehors d’un contexte traditionnel, comme la cocaïne, les amphétamines, l’héroïne, elles induisent addiction ou désocialisation et deviennent Plantes des Démons. »

Citons également l’introduction de Patrice Vermeille, qui nous instruit sur sa démarche :

« L’erreur et l’hésitation ne m’étant plus permises lorsque je serai devant la pierre lithographique, à Villeurbanne, je me consacre […] à la préparation des illustrations […]. Je les conçois comme une ronde planétaire de visages hallucinés, en empruntant discrètement aux masques africains ou précolombiens leur expressivité joyeuse, dénuée de psychologie, éclaboussés d’une couleur, celle attribuée aux plantes […] choisies. »

Jacques Fleurentin est docteur ès sciences pharmaceutiques et maître de conférences à l’Université de Metz.

Il a fait ses études à la Faculté de Nancy où il a eu comme professeur de botanique, de biologie végétale et cryptogamie, Jean-Marie Pelt. Egalement passionné d’ethnologie et d’anthropologie, il part au Yémen en 1975 comme coopérant de la Mission médicale française de Taez. Il y étudie les pharmacopées traditionnelles et recense les savoirs des tradi-praticiens. Quatre ans plus tard, de retour à Metz, il crée et dirige ensuite pendant plusieurs années le laboratoire de recherche en pharmacologie de son ancien professeur, Jean-Marie Pelt, à l’université de Metz. En 1986, il crée la Société Française d’Ethnopharmacologie au Cloître des Récollets à Metz. Il est secrétaire général de la Société Européenne d’Ethnopharmacologie et rédacteur de la revue scientifique Ethnopharmacologia.

Jacques Fleurentin est aussi auteur ou co-auteur de plus de 80 publications nationales ou internationales sur les propriétés pharmacologiques des extraits de plantes.

( Source : Fnac https://www.fnac.com/Jacques-Fleurentin/ia493221/bio )

Patrice Vermeille

Peintre et graveur, il est né à Nancy en 1937.

Patrice VERMEILLE est un artiste à multiples facettes, pratiquant le dessin, la gravure, aussi bien que le tracé vectorisé sur ordinateur et se servant d’internet comme promulgateur de son art. Cet attrait de la modernité ne l’empêche pas de se référer aux œuvres anciennes, comme les deux tableaux de 1976 en hommage à l’œuvre d’Anne-Louis GIRODET : « Le Tombeau » de 1802.

Ainsi l’artiste navigue entre des préoccupations classiques : espace tracé au nombre d’or, peinture à programme ou présence du spirituel et du réel dans le tableau (référence avouée à Vassili KANDINSKY). Ces préoccupations, il les matérialise de manière moderne, c’est-à-dire qu’il utilise l’hybridation des formes, la complexité des nouveaux outils (tel que le Dessin Assisté par Ordinateur) et la force d’un dessin acéré, tranchant, qui semble définir un espace de chaos. Vivement intéressé par les surréalistes, l’on ne peut que penser aux dessins d’André MASSON en regardant les formes de Patrice VERMEILLE qui s’exaltent, s’étirent, sortent du cadre et retracent avec lyrisme une certaines figuration. Il y a bien ici « empilement des formes, des références et des intentions » comme l’artiste le souligne pour le tableau de GIRODET. Le dessin, charpente indispensable du tableau, démontres des espaces ambigus, sans sol, ni horizon, et les paysages font appel à la transparence et à l’opacité, ou encore à l’épaisseur et à l’estompé.

Patrice VERMEILLE a participé à de très nombreuses expositions tant en France qu’à l’étranger et a exposé dans nombre de galeries parisiennes et à travers l’hexagone. Il est présent dans des musées tels ceux de Marseille (Musée Cantini), Montpellier, Belfort, Paris (Louvre, Cabinet des Estampes) ou

M.O.M.A. de New-York.

( Source : https://artlorain.com/patrice-vermeille )